Réseaux sociaux et vol d’identité

Le vol d’identité connaît un certain essor depuis les dernières années et se fait de plus en plus poussée. La popularité croissante des réseaux sociaux en constitue une des raisons. Si la quasi-totalité des utilisateurs adoptent une attitude prudente quant à la non-diffusion de renseignements confidentiels (NAS, code NIP, numéro de passeport…) sur les réseaux sociaux, il en va tout autrement avec les renseignements personnels. La nature même des réseaux sociaux pousse à se dévoiler en ligne, à partager ses goûts et humeurs, aussi bien en texte qu’en photo. Il peut être très facile de récolter des informations sur la vie d’un individu (entourage proche, anecdotes, habitudes de vie…). C’est à partir de ces éléments mis en ligne en toute conscience que les escrocs peuvent œuvrer et adapter leur stratégie sur mesure aux personnes ciblées.

Une des escroqueries qui se répand le plus est celle qui consiste pour l’escroc à envoyer un courrier électronique aux proches d’une personne, en se faisant passer pour elle et décrivant alors une situation d’urgence pour laquelle un transfert d’argent rapide est nécessaire. Cette escroquerie vise particulièrement les personnes migrantes et les personnes qui se déplacent à l’étranger soit pour affaires, tourisme ou études. Par exemple, l’escroc fera croire dans son message que la personne a eu un accident grave à l’étranger et qu’elle manque d’argent pour avancer les frais d’hospitalisation. C’est à ce moment que les renseignements personnels seront utilisés pour donner du crédit au contenu du message, en faisant référence à des anecdotes passées ou en utilisant les surnoms des personnes contactées, afin que l’ensemble ait l’air le plus plausible.

Ces messages décrivent des situations qui font souvent appel à l’émotivité des proches contactés (accidents, abus sexuel, emprisonnement…) afin d’alarmer ces derniers et les faire agir dans la précipitation. Ainsi l’urgence de la situation justifiera le recours à une agence de transfert rapide d’argent, aux mesures de sécurité moins scrupuleuses qu’un établissement financier classique. Ce qui rendra très difficile, voire impossible, d’obtenir un recours une fois l’argent envoyé et récupéré par l’escroc. Quand les personnes concernées se rendront compte de la supercherie, il sera déjà trop tard.

La meilleure stratégie, pour éviter ce genre de situation, est de contrôler au maximum les paramètres de confidentialité reliés au réseau social utilisé, mais surtout de prendre garde au contenu mis en ligne, aussi bien textuel que photographique. Il est préférable de réfléchir à deux fois à la nécessité et à la pertinence du contenu mis en ligne et aux informations que ce contenu peut dévoiler sur vous, plutôt que de faire les frais d’une telle escroquerie.

Pour trouver les ressources disponibles en matière de prévention de la fraude, consultez l’onglet  »Ressources communautaires »

Ce contenu a été publié dans Actualités, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.